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Titlu referat: ORIGINALITE DES FLEURS DU MAL

Nivel referat: liceu

Descriere referat:
ORIGINALITÉ  DES  “FLEURS 
DU  MAL”
       
Aucun des contemporains ne s’en aperçut en 1857de la grandeur des “Fleurs du mal”. Les lecteurs étaient
habitués soit aux confidences des mussettistes attardés, soit aux tableaux
arrêtés et aux tirades éloquentes d’un Leconte de Lisle.
        La
poésie romantique ambitionnait d’atteindre la sérénité immobile et la dureté marmoréenne,
idéal qui se retrouve dans les vers de Baudelaire. Pourtant celui-ci songe
d’abord à la musique parce
que la poésie du Baudelaire s'identifie avec les tons graves et sinistres des
symphonies du Bach et il essaie de donner une forme parfaite à ses rêves
indécis.
       
Successeur de la mélancolie de Chateaubriand et de Byron, contemporain de la
désespérance philosophique de Vigny, du nihilisme esthétique de Flaubert, et
de Leconte de Lisle, Baudelaire est persuadé que le monde est
mauvais.
        Ce
qui n’était, chez les
autres poétes qu’une
attitude d’esprit ou une
est chez Baudelaire sous-tendue par des raisons profondes.
     Au lieu d’accuser du mal la société mal faite,
au lieu de se replier sur lui-même pour admirer le caractère exceptionnel de
sa destinée particulière, Baudelaire se considère comme un homme parmi tous
les autres, malheureux parce que soumis à la corromption, ayant la nostalgie
d’un bonheur perdu,
aspirant confusément à la force, à l’équilibre, à l’harmonie. Mais tous les éfforts restent vains.
        Le
voyage ne permet pas à Baudelaire d’échapper à soi-même car notre corps  renferme tous les
péchés. Même si on se déplace, même si on rêve on n’aboutit jamais à se libérer de ce
corps mortel et corrompu. La mort est une délivrance, mais elle vient toujours
avant que l’homme 
soit prêt à la recevoir. Pourtant le péché séduit l’artiste le plus raffiné par ses
beautés merveilleuses. Chez Baudelaire le beau est inextricablement lié au
passage du temps et à la corruption qu’apporte le temps. La mort est à la fois satanique et divine. Elle
peut être un appel purement matériel qui conduit à la faute, elle peut être
une invitation d’en haut
vers le bien. L’amour de la
femme qui bouleverse les coeurs peut être infâme: ainsi Baudelaire resta-t-il
tout sa vie attaché a Jeanne Duval, mulâtresse stupide, avide d’argent et de plaisir et alcoolique
aussi. L’amour peut être
un effort de pureté, de délivrance, comme celui de Dante pour Béatrice ; il
peut être même un mouvement dirigé vers Dieu; ainsi Baudelaire
célébra-t-il Madame Sabatier, une aimable femme délicate et rieuse, qui
s’étonna un peu de ces
adorations religieuses.
        Les
circonstances de la vie n’apparaissent pas comme des hasards indifférents. Le rôle du
poète est de dégager pour lui-même et pour les autres le sens caché, de
trouver la correspondance mystique: il y a pour chaque homme un drame
angoissant et c’est ce
drame que doit monter le poète. De là vient son attitude en face du monde: il
ne se soumet pas à lui, il ne peut pas l’accepter passivement, tel
qu’il se présente,
autrement dit aimer la Nature telle qu’elle est (comme Rousseau et Lamartine), mais, au contraire,
Baudelaire s’efforce
d’extraire la signification
profonde de la nature. Pour lui la nature est un monde corrompu et hostile.
C’est pourquoi Baudelaire
préfère le monde artificiel des villes et les oeuvres de l’homme: tableaux, statues, musique
etc.
        La
fonction de la poésie chez Baudelaire n’est donc pas du tout d’amuser le lecteur. Il faut, au
contraire, l’avertir et le
bouleverser; au besoin, l’ironie y contribue par la destruction des conventions.
       
Telle est la mission du poète, celle qui lui vaut la  haine de tous; il
doit surprendre et choquer pour provoquer l’inquiétude, et en même temps donner
une impression de beauté nécessairement satanique, puisqu’il se consacre par devoir à la
peinture du mal. Comme tout est un, la poésie doit marquer cette profonde
unité des choses et procéder par allusions et par symboles. Il faut confondre
et presque superposer deux sensations et les allier à l’idée. Correspondance des sensations,
allusions elliptiques à des images fugitives, métaphores, indiquées en
passant, suggestions et hallucinations mêlées ne sont donc pas pour
Baudelaire un hasard, mais une conséquence logique d’une pensée générale. Et celle-ci
perdrait toute sa valeur si elle était mise sous la forme oratoire habituelle
à la poésie française. Il faut y chercher, au delà du lyrisme individuel,
en dehors de toute éloquence, une nouvelle manière d’exprimer une philosophie générale de
l’homme et de la nature,
une nouvelle conception de la poésie.
        Le
langue et le vers sont très simples; les mots ne doivent pas avoir une
signification arrêtée, limitée, un contour net. Baudelaire ne crée pas de
termes nouveaux, tout au plus retrouve-t-il parfois, des mots sortis de la
langue.
        Il
use du vocabulaire habituel de son temps, de celui que les romantiques avaient
consacré à la poésie. Il y ajoute celui de la conversation familière comme
Saint-Beuvre l’avait
essayé – parfois des
trivialités voulues et, en contraste avec celle-ci, les faisant mieux valoir,
des formules qui proviennent de la langue pseudo-classique du XVIIIe siècle finissant.
        Par
ces rapprochement (comme les couleurs sur un tableau), la langue a cette sa
valeur nécessaire, et les mots les plus habituels se chargent d’une signification nouvelle. Il faut
assembler des mots pour en dégager la puissance: ainsi la périphrase,
allusion meilleure que le terme précis qui limite et restreint, est remise en
honneur; ainsi le mot mis en sa place reprend sa valeur.
       
Baudelaire citait Boileau et admirait Malherbe. Le rôle du vers est de mettre
les mots sous une lumière favorable.
       
Baudelaire y arrive par les procédées les plus simples. On trouve très peu
de stophes véritables, groupant des mètres différents et organisant les
rimes en systèmes déterminés: cette forme n’interesse en effet qu’une quinzaine de pièces sur les cent
soixante – sept qui
composent les oeuvres du poète. Les autre poèmes sont écrits soit en
octosyllabes, soit en alexandrins employés seuls. Baudelaire les dispose
volontiers en quatrains ou en sonnets libertins.
        Les
vers sont la plupart du temps de facture classique: beaucoup sont anapestiques
(ils ont quatre accents placés sur les syllabes 3, 6, 9, et 12).
        Les
trimètres (4 + 4 + 4) sont assez nombreux; une certaine quantité de vers
brisés d’un prosaïsme
voulu (accents peu marqués, rejets).
       
Baudelaire proscrit l’hiatus aussi rigoureusement qu’un classique.
        La
rime est presque toujours riche et très bonne pour l’oreille.
       
Souvent dans une même strophe, les rimes masculines et féminines ont la même
voyelle, ce qui en augmente l’effet. En revanche, beaucoup de mots de même nature (adjectifs en
“ique” et en “eux”, noms en “ité”, etc.) riment ensemble. Souvent
Baudelaire tire un grand effet des mots polysylabiques. Il use de la perfection
des syllabes muettes à l’intérieur du vers. Sa grande originalité est dans l’emploi très neuf et très voulu de
l’allitération et de
l’assonance, créant à
l’intérieur du vers une
mélodie syméthrique qui double l’effet de l’harmonie et du rythme des accents.
        Les
plus important thème baudelairien est le spleen que signifie en anglais
“rate”. Dans le titre du
premier – et principal-
chapitre des “Fleurs du Mal”, “Spleen et idéal”, la conjoction “et” a évidement valeur d’opposition: “spleen” et “idéal”
sont des notions contraires. Contraires, mais non indépendantes. C’est en effet dans la mesure même ou
Baudelaire a visé très haut l’idéal qu’il
s’expose aux déceptions et
aux échecs et qu’il est
amené a prendre en dégôut le plus exposé au malheur. Plus grande en effet
sera l’aspiration à
l’idéal, moins
l’existence sera
supportable. Ainsi le spleen peut apparaître comme la retombée de
l’idéal.
        En
d’autres termes,
c’est la quête de
l’absolu, l’essence qui rend l’existence difficile. Le spleen ne
serait – il pas, en somme,
cette difficulté à vivre?
      
       
Voilà un exemple pour le thème de le spleen, une poèsie avec le même titre
– “Le spleen”:
        Je
suis comme le roi d’un
pays pluvieux,
       
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très-vieux,
       
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
       
S’ennuie avec ses chiens
comme avec d’autres
bêtes.
       
Rien ne peut l’égayer, ni
gibier, ni faucon.
        Ni
son peuple mourant en face du balcon.
        Du
buffon favori la grotesque ballade
        Ne
distrait plus le front de ce cruel malade;
        Son
lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
        Et
les dames d’atour, pour
qui tout prince est beau,
        Ne savent qui lui fait
de l’or n’a jamais
pu
        De
son être extirper l’élément corrompu,
        Et
dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent
        Et
don’t sur leurs vieux
jours les puissants se souviennent
        Il
n’a su réchauffer ce
cadavre hébété
        Où
coule au lieu de sang l’eau verte du Léthé.
       
J.P. Sartre disait: “L’attitude originelle de Baudelaire est
celle d’un homme penché.
Penché sur soi, comme Narcisse. Baudelaire est l’homme qui n’oublie...



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